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PRINCIPES DE VIE

AMOUR UNIVERSEL:

Aimer son prochain sans rien attendre en retour.

Sois comme :

- l’eau courante pour la générosité et l’assistance.

- le soleil pour l’affection et la miséricorde.

- la nuit pour la couverture des défauts d’autrui.
- la mort pour la colère et la nervosité.
- la terre pour la modestie et l’humilité.
- la mer pour la tolérance.

Parais tel que tu es ou bien sois tel que tu parais

        Rûmi 1207 – 1273. Toujours d’actualité

 

Ou si vous preferez :

"Aime ton prochain comme ton propre frere"

" Fais à autrui ce que tu aimerais que l’on te fasse"

 

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 11:21

Le départ pour Kanyegero a eu lieu le mercredi 1 avril ; avant d’atteindre Birava, environ 5 km à faire, le support des lames de ressort arrière gauche s’est cassé ; impossible d’aller plus loin.

Après constat, notre chauffeur Claude a dit qu’il fallait acheter les deux supports à Bukavu ; un taxi moto qui passait à ce moment, sans demander quoi que ce soit, l’a aidé à démonter les pièces. Ils sont partis à 12h15 et sont revenus à 14h15, soit 2h.

Ils se sont attelés à la tâche, à l’africaine, en utilisant des pierres comme support. Etape par étape, car le cric ne permettait pas de dépasser une certaine hauteur.

Par précaution, il fallait toujours assurer avec d’autres pierres en cale. Heureusement car à un moment le cric a glissé alors que Claude se trouvait en dessous. La roue ayant été enlevée, sans les pierres en cale, il aurait été écrasé.

Finalement, à 16.15h tout était remonté, soit encore 2h. Donc le timing était correct : panne, achat à Bukavu à 20km, réparation, 4 h. Tout ça avant la grosse pluie.

Panne sur la piste
Panne sur la piste
Panne sur la piste
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Published by PUVM - dans Anecdotes de vie africaine
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 11:04

N’ayant plus beaucoup de sujets d’articles en ce moment et aussi pour éviter ces publicités envahissantes si aucun article ne parait dans les 45 jours, je vais faire un rapide tour d’horizon.

Il est certain que peu de gens accepteraient d’avoir le genre de vie que je mène, car il faut l’état d’esprit qui va avec.

Cet écovillage devait être un lieu de calme et de repos. Je peux vous dire qu’il l’est.

Le village le plus proche est Cishugi, à 2,5km environ, donc ici on n’est pas gêné par les voisins, ni par les gosses qui hurlent, ni par les radios avec le volume proche du maximum, pour en faire profiter tout le village, ni par les gens qui s’interpellent à 4 ou 5 cases d’écart, quand ce n’est pas de la colline d’en face….

J’ai pu remarquer pendant mes trois décennies d’Afrique, surtout centrale, que l’africain avait peur du silence. Il lui fallait toujours un environnement bruyant. Je suppose que le bruit chasse les vieux démons et cela évite de se retrouver seul face à soi-même.

Pour ma part le calme et la tranquillité me conviennent très bien. J’ai un avantage, c’est que je cogite beaucoup pour concevoir les projets futurs de la Lwama (Sud-Maniema), ce qui fait que je suis très peu sujet à l’ennui.

Mon désavantage, c’est que je ne puisse pas bénéficier du lac pleinement car ma peau a eu une overdose de soleil et ne supporte plus les UV.

En plus, les articulations des genoux me permettent uniquement les marches proches de l’horizontal, ce qui fait que je grimpe moins souvent sur la colline derrière le site.

Alors en deux mots, on peut considérer que je me la coule douce, vu que les travaux n’ont pas encore repris. Le mwami a inscrit Kanyegero sur le budget 2015, il a donc pu débloquer une partie des fonds pour rendre la boutique opérationnelle. Ce mois-ci verra donc les activités reprendre sur le site.

Pour la vie quotidienne, les sentinelles ont aussi la casquette de cuisinier (pour le moment) et on arrive à avoir des repas corrects, quand on n’est pas un fin gourmet évidemment, il faut remettre les choses dans leur contexte.

Lorsque le site fonctionnera à temps plein, nous aurons un jardin potager, avec aussi des arbres fruitiers. Le système des toilettes sèches nous a déjà procuré plus d’une dizaine de sacs de compost en quelques mois.

Dans le domaine « respect de la nature », j’ai instruit les sentinelles qu’ils devaient tout faire pour éviter que les ouvriers cassent le nid d’hirondelles nouvellement construit sous le toit de tôle de la future boutique. C’est formidable ce que la nature peut produire, avec de la terre et de la salive, un couple d’hirondelles a édifié un dôme couché car il y entre par le sommet.

Quand je pense que les chinois, qui bouffent n’importe quoi, sont friands des nids d’hirondelles et que c’est vendu à prix d’or dans leurs restaurants ; mais ce ne sont peut-être pas les mêmes espèces d’hirondelles.

Il y a aussi un reportage animalier en « life » comme on dit aujourd’hui, sur l’évolution des chatons.

Ils sont nés le 11 décembre 2014, donc à peine plus de deux mois et c’est incroyable ce qu’ils sont déjà capables de faire.

Chacun a son caractère, il y a deux mâles et une femelle, mais le champion des prises de tournioles par leur mère, c’est le mâle noir.

Assister à une vie de famille de chats presque sauvages est très instructif.

Comme les humains en bas âge, ça mange, ça joue et ça dort et on rigole bien de les voir s’agiter comme des balles de caoutchouc ; ils remplacent de loin la TV.

Nous espérons avancer un peu les travaux afin de pouvoir de nouveau descendre à la Lwama dans ce mois de mars car les notables du secteur de Babuyu nous relancent souvent.

En attendant je profite des beaux couchers de soleil.

La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
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La vie à Kanyegero
La vie à Kanyegero
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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 10:59

Le 23 février nous avons eu droit à une grosse tempête venant du Rwanda. Le vent était tellement violent qu’il soulevait l’eau du lac qui faisait un front de buée.

Les vagues du lac Kivu n’ont évidemment rien à voir avec les tempêtes sur le lac Tanganyika ; mais ce qui est impressionnant c’est la vitesse à laquelle on passe d’un temps calme à des vents qui se déchainent.

Ces perturbations climatiques ont entrainé la noyade de plusieurs pêcheurs qui ne peuvent absolument pas se protéger de ces intempéries ; avec un gros vent de travers, leurs pirogues se retournent facilement et comme beaucoup ne savent pas nager, pris de panique, ils n’ont aucune chance.

Tempête à Kanyegero
Tempête à Kanyegero
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Published by PUVM - dans Anecdotes de vie africaine
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 13:32

Noëlla est une femme de 53 ans, native de Birava (30km au nord de Bukavu), qui a épousé un architecte italien, Adélio Castiglioni, venu comme volontaire faire des constructions dans son village.

En 1995, sa famille a traversé en jeep le parc de Virunga et est tombé dans une embuscade (relatée par RFI « groupe de touristes italiens tués par des hommes en armes dans le Parc de Virunga »).

Les assaillants ont mitraillé tout le monde, les volontaires qui se trouvaient avec eux dans le véhicule, deux de ses enfants qui l’accompagnaient, une fille et un fils et son mari. Tous morts, sauf elle laissée pour morte car elle avait des impacts un peu partout.

Quand les secours sont arrivés elle a été acheminée à Nairobi puis en Afrique du sud. Sa moelle épinière était déchirée et a dans le dos une plaque de métal visée, ainsi que dans une jambe. Il lui était impossible de remarcher et se trouve maintenant dans un fauteuil roulant.

Elle a créé une association, PARSAC (Petits Amis di Roberta Samuele Adélio Castiglioni) ; elle s’est lancée à fond dans des œuvres caritatives, mais pas seulement.

Noëlla se rend de temps en temps à Birava, mais était courroucée de voir l’état de la piste et des ponts. Son mari avait déjà fait le premier pond en béton de cette piste, mais les autres en troncs et planches avaient une vie assez courte.

Tout le monde est intéressé par cette piste et connait l’utilité des ponts, mais de là à mettre la main à la poche il a un gouffre ; pour eux ça concerne l’Etat.

Elle a donc suscité une réunion où une collecte a été faite ; elle a reçu une promesse de dons de plus de 7000$, ce que les notables n’avaient jamais réussi à faire (par manque de crédibilité, ne sachant jamais où passe l’argent donné).

Noëlla a donc pris une trentaine de travailleurs, équipés de combinaison au nom de son association, donné des outils pour faire les caniveaux et dérivations des écoulements et ravinements des eaux de pluie.

Elle a fait construire une dérivation de la piste et un autre pont car l’ancien (le plus long) à cause de la terre rongée par l’érosion de la rivière, ne tenait presque plus sur les berges.

Cette piste enjambe 5 ou 6 cours d’eau de différentes tailles.

Nous avons accompagné Noëlla à Bukavu car elle doit se rendre à Kinshasa pour surveiller la construction d’un orphelinat près de Maluku, 60km au nord-est de la capitale.

Quand on dit que le nouveau monde sera fait par les femmes, Noëlla est un exemple à suivre.

Pour plus de détails voir : www.parsac-onlus.org

Histoire de Noëlla
Histoire de Noëlla
Histoire de Noëlla
Histoire de Noëlla
Histoire de Noëlla
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 20:59

Un article dans un journal a attiré mon attention ; après la lecture je me suis rendu compte que ce Dr Mikolo exprimait exactement ce que je pense, mais dit par un congolais cela a plus de poids.

Malgré que cet article, rediffusé, date de 2005, il n’y a vraiment rien à changer, il n’en a que plus de valeur !

Article (reprise) du journal Jonction N° 115 du 13 octobre 2014

TRIBUNE :

De la résignation à la conscientisation par le Dr Sofia Mikolo

PLUS D’UNE PERSONNE n’ose se représenter la réalité de son environnement ou de ce qu’elle est. Très souvent, on se cache dans une innocente irresponsabilité tout en culpabilisant les autres. Un tel comportement mène la plupart du temps à une résignation car écrasée par la nature ambiante de son monde. Cette situation est vécue comme destin « prédestiné » dont la solution ne peut venir que d’ailleurs pour ne pas citer le Bon Dieu pour le croyant. Il est indéniable que Dieu a donné toutes les capacités à l’homme de pouvoir maitriser son environnement sain pour son épanouissement.

A nos jours, le concept de fatalité gagne de plus en plus les hommes incapables de se faire un chemin, de trouver et réunir des contraintes possibles pour contourner les obstacles à leur épanouissement. La notion d’une alphabétisation « conscientisante » s’impose et trouve un groupe moteur pré-conscientisé, regroupé sur des intérêts communs par cooptation de militant, acteur dans le milieu.

Ce groupe sera constitué des hommes porteurs de projets, optimistes et convaincus.

« L’homme ne peut changer le monde que s’il sait que le monde peut être changé et qu’il peut l’être par lui ». De façon générale, aucun congolais ne se sent responsable de la destruction de ce pays, ce sont les autres qui en sont responsables et les solutions ne peuvent venir que de l’Etat et pourquoi pas des occidentaux qui, dit-on, ont une décision sur notre destinée. Ce comportement irresponsable risque de bloquer toute initiative constructive et rendre dépendant l’esprit créatif de notre société. Nous devons briser ces schèmes mentaux qui nous lient pour adopter une attitude responsable. Il est grand temps que le Congolais prenne son destin en main, qu’il se mette en face de la réalité du vécu quotidien par examen introspectif pour bâtir et baliser cette nation au lieu de se réfugier dans des croyances du destin de l’Etat. Sans parler des occidentaux ou l’homme blanc.

Une cure drastique de désaliénation s’impose pour rendre le Congolais utile et conscient de ses problèmes afin qu’il trouve des solutions endogènes les plus appropriées pour faire face à son destin. Une telle démarche ne s’opère pas par coup de baguette magique mais par l’engagement des gens pré conscientisés, convaincus du changement de ce pays par les Congolais. Un processus difficile certes, mais pas impossible. La culture de la Loi du moindre effort et de la facilité doit désormais laisser place aux principes de « travail égal, salaire égal ». Il faut donc plus des actions que des recommandations théoriques et très souvent irréalistes issues des ateliers, séminaires comme nous en avons l’habitude et spécialité.

En réalité, en cette période de transition, le peuple congolais fonde beaucoup d’espoir de sortir de ce marasme par le programme de redressement du gouvernement dans moins de deux ans. Rêve et mirage. Un pays plongé dans une crise profonde de plus de trente ans, ne peut se refaire dans un temps record. Et nous sommes même pessimistes quant au fonctionnement normal des Institutions mises en place dans le délai fixé par la transition. Les élections, n’en parlons même pas ; question de faire bonne conscience au peuple et surtout de calmer le jeu des politiciens. Il y a donc du pain sur la table de la culture développée il y a une dizaine d’années des dons, des humanitaires, urgences, food woork…nous a endormi et a développé en nous le réflexe de tendre la main pour demander de l’aide à ceux-là même qui sont considérés comme source de notre malheur. La prolifération des ONG locales en est l’illustration ; voie indiquée pour canaliser les aides. En réalité, ces ONG, la plupart n’ont aucune expertise requise pour ce genre de travail.

Ce pays ne retrouvera jamais son chemin de prospérité par des dons mais par le travail des hommes engagés pour la cause noble à partir de projets de société mobilisateurs et réalistes. Mettons nos laboratoires de division et de haine au service de la paix et du bien-être de tous. Un pari que le Congolais doit s’approprier pour arriver à sortir victorieusement du tournant actuel de l’histoire de notre pays qui a besoin de l’appui et de l’engagement de ses fils pour arriver à reconstruire ce beau pays où il fera beau vivre sans exclusion ni xénophobie dans un brassage intellectuel et culturel favorable à son développement.

De la résignation à la conscientisation  par le Dr Sofia Mikolo
De la résignation à la conscientisation  par le Dr Sofia Mikolo
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 11:03

Le 25 mars était le jour de la fête de la sœur Annonciata. Toutes les sœurs du Lycée Wima (une douzaine) se sont réunies pour souhaiter la fête à leur doyenne, première sœur africaine de leur congrégation.

Il y avait du vin, des gâteaux….et surtout une histoire. Les sœurs ont poussé leur doyenne à relater dans les détails, ses péripéties lors de son voyage en Europe, alors qu’elle n’avait que 18 ans.

L’AVC a fait perdre une partie de sa mémoire et cet exercice la forcer à se rappeler. La sœur Annonciata s’est montrée très volubile au fur et à mesure qu’elle progressait dans son histoire.

C’était en 1960, au moment de l’indépendance, donc période politique très chaude. En compagnie de 2 autres sœurs, elles ont été introduites dans l’avion (pas de précision sur le model ) mais à cet époque c’était des petits avions qui n’avaient rien à voir avec les jumbos jet de notre génération.

Elle expliquait qu’elles se faisaient toutes petites et que les pilotes disaient « vous n’allez pas venir chez nous, une fois…. » on ne répondait pas et on s’est fait plus petites encore. Mais l’avion à décoller avec elles à bord. Elles n’osaient pas regarder par les fenêtres de peur de tomber à l’extérieur. Après l’atterrissage, se retrouver dehors, avec les grands immeubles, la circulation…elles ont dit « mon Dieu, ils vont nous manger ; on ne verra plus chez nous ! »

Évidemment, à l’évocation de ces instants, c’était l’hilarité chez les spectateurs. Mais toutes les sœurs étaient contentes de voir que leur ainée avaient toujours en mémoire ces instants et en plus relatés avec humour.

Fête de la sœur Annonciata
Fête de la sœur Annonciata
Fête de la sœur Annonciata
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:53

Le samedi 15 mars, une rencontre de basket a eu lieu entre le Lycée Wima et l’Athénée d’Ibanda.

D’après les commentaires, l’équipe de l’Athénée est d’un niveau supérieur et certaines filles jouent en équipe nationale.

Le résultat semblait sans appel car on nous a annoncé que l’Athénée avait le double de points.

Par contre les sœurs nous ont avoué qu’elles avaient eu du mal à maitriser les supporters de leur équipe car il y avait beaucoup d’agressivité chez elles ; certainement due à la présence de garçons provocateurs de l’Athénée. L’Athénée est mixte.

Match de basket
Match de basket

Match de basket

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:50

Pendant la période de carême, le Lycée Wima organise des visites dans les hôpitaux, les prisons, les orphelinats…Il y a un rassemblement de toutes les élèves, la sœur préfète fait un discours sur l’apostolat et une collecte s’effectue grâce à des paniers qui circulent dans les rangs.

Après les achats, des classes d’élèves sont désignés pour visiter les malades et leur distribuer des savons.

Les sœurs disent que cela leur enseigne le don, le partage, l’entre-aide.

Ce samedi 15 mars, une trentaine d’élèves se sont rendus au centre de psychiatrie Sosame. Tout ce groupe s’est rendu à pied à ce centre, distant d’un peu plus d’un kilomètre de Wima.

Visite centre psychiatrique Sosame
Visite centre psychiatrique Sosame
Visite centre psychiatrique Sosame

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 06:34

Le 8 mars est décrété par les Nations Unies : « journée internationale de la femme » ; donc à travers le monde entier, des festivités sont organisées ce jour-là.

Les sœurs du lycée Wima, où nous logeons pour le moment, nous ont invités à leur fête.

Ces bâtiments ont été construits dans les années 30 et à cette époque les gens voyaient grand et solide. Les plafonds des pièces se trouvent à 5 m de hauteur, pour faciliter la circulation de l’air en période de chaleur.

Les personnes qui ont préparé la nourriture nous ont dit que 200 repas ont été prévus.

Les festivités ont démarré dans la matinée, avec des danses folkloriques régionales, des discours sur les conditions de la femme dans le monde, en Afrique et plus spécialement dans l’est de la RDC, au Kivu, où les viols sont utilisés comme arme de guerre par presque tous les groupes armés (il y en a plusieurs dizaines).

L’accent a été mis sur l’importance de l’éducation chez les enfants et plus spécialement chez les filles pour faire évoluer le statut de la femme dans les pays du sud.

Avant le repas, donné uniquement aux personnes munies de l’invitation, les élèves se sont livrées à des séances de poses devant les photographes, comme les mannequins occidentaux.

A 15.00h les invités ont été conviés à entrer dans la salle de spectacles.

Les sœurs ont accompagné ces festivités jusqu’au départ des derniers invités, vers les 18.00h.

Elles étaient très contentes que le temps ait aussi participé car avec les grosses pluies, c’eut été très difficile avec tout ce monde.

La journée de la femmeLa journée de la femme
La journée de la femmeLa journée de la femme
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:44

Le Mwami est toujours bloqué à Kinshasa et on ne connait pas exactement la date de son retour.

Il n’est pas facile pour Jef de se présenter devant les travailleurs sans le « savon »,  donc le chantier est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

 

Pour ne pas rester sans rien faire,  Jef a proposé de faire un tour à Walungu, son lieu de naissance où il possède une plantation.

 

Nous nous sommes donc rendus, avec Jef et Joey , le plus jeune de ses fils, à Walungu,  en bus. Environ dans les 40km au Sud-Ouest de Bukavu.

 

Sur place nous avons retrouvé un de ses fils,  Serge, qui fait des études d’agronomie dans Walungu même,  à l’ISEAV (Institut Supérieur d’Etudes Agro- Vétérinaire) ;  cet établissement n’a que 3 années d’existence et  a une cinquantaine d’étudiants ; Ici tout le monde considère Serge comme ingénieur agronome car il est en 3ème année et il lui en reste encore 2. Il travaille pour un notable de Bukavu,  originaire de cette région,  qui veut faire fructifier une dizaine d’ha.

 

Jef nous a dit qu’il appréciait le calme et la tranquillité de son terrain.

Photo 1-4

 

Mais durant la guerre de 1998,  des interhamwes lui ont pris ses 58 vaches ;  ici pas de dédommagements à espérer ;  c’est une perte sèche.

 

Serge a voulu me montrer ce qu’il avait entrepris pour son patron. Celui-ci a acheté un tracteur John Deere,  très puissant,  que je ne trouve pas très adapté au contexte des collines de la région. Serge m’a dit qu’il avait quand même réussi à labourer,  mais que le tracteur a failli se mettre en chandelle une fois.

 

Photo 5-8

Il fait beaucoup de caféiers et a planté des arbres pour leur donner de l’ombre.

 

Sur ce terrain,  il va aussi mettre du manioc et haricots.

 

Il est évident que la nature toute verte,  car il pleut souvent,  avec les collines et les montagnes du Parc National de Kahuzi-Biega au loin, fait de ce coin un endroit très reposant ; rien à voir avec le grouillement et le tumulte de klaxons de Bukavu.

 

Mais je dois dire que l’altitude est assez élevée et donc les températures s’en ressentent.

Vivement le sud !

Séjour à WalunguSéjour à Walungu
Séjour à WalunguSéjour à Walungu
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