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PRINCIPES DE VIE

AMOUR UNIVERSEL:

Aimer son prochain sans rien attendre en retour.

Sois comme :

- l’eau courante pour la générosité et l’assistance.

- le soleil pour l’affection et la miséricorde.

- la nuit pour la couverture des défauts d’autrui.
- la mort pour la colère et la nervosité.
- la terre pour la modestie et l’humilité.
- la mer pour la tolérance.

Parais tel que tu es ou bien sois tel que tu parais

        Rûmi 1207 – 1273. Toujours d’actualité

 

Ou si vous preferez :

"Aime ton prochain comme ton propre frere"

" Fais à autrui ce que tu aimerais que l’on te fasse"

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 09:16

1 les femmes transporteuses

  femmes porteuses 

 

Lors d’une discussion au sujet de l’émancipation des femmes dans notre société, un des hommes a dit que nous, en occident, nous éduquons mal nos femmes. J’ai demandé qu’il précise sa pensée.

D’après ce que nous voyons à la tv, les femmes travaillent et gardent l’argent pour elles ; chez nous si une femme gagne 100$,  il faut qu’elle pose les 100$ sur la table ; mais chez vous on voit qu’elles commandent et se rebiffent.

J’ai fait remarquer qu’il fut un temps où les esclaves revendiquaient des droits pour une justice  et droits à la liberté, les femmes agissent de même, si elles se sentent esclaves. Si elles doivent poser les 100$ sur la table et que l’homme en fait autant, cela s’appelle de l’équité, dans le cas contraire, c’est unilatérale et c’est de la dictature.

Trouvez-vous normal, au fond de vous, de laisser le travail pénible aux femmes ? Comme vous êtes tous religieux, vous avez toujours des versets bibliques comme « la femme doit être soumise à l’homme».

Vous considérez que la femme n’est pas l’égale l’homme, donc qu’elle lui est inférieure et à ce titre elle a droit à toutes les corvées. Vous vous plaignez que les femmes ne comprennent rien, qu’elles sont compliquées. Mais reconnaissez que le manque d’éducation y est pour beaucoup. Si vous avez du mal à les comprendre, c’est qu’elles sont votre miroir. Dites-vous qu’elles réagissent en fonction de vous. Si vous y mettez plus de justice et d’équité, vous verrez qu’elles changeront de comportement.

Vous dites que l’homme est plus fort que la femme, donc elle doit le respecter, mais je constate qu’au Kivu, c’est la femme qui a remplacé la Toyota ; la coutume, la tradition fait que de la grand- mère à la petite fille, toutes sont éduquées aux travaux lourds pour toute la durée de leur vie et le formatage fait qu’elles trouvent cela normal.

 

2 famille

famille

 

Une fille de 20ans qui transporte sur ses reins un sac de manioc de 100kg, vous trouvez ça normal. Il ne vous vient pas à l’idée qu’elles sont esclaves, vous préférez dire : « ça a toujours été comme ça » ; oui à l’avantage de l’homme, pas d’équité.

 

3 Fille de 20ans

Fille 20ans 

 

4 Sac de manioc de 100kg

sac de manioc de 100kg

 

Vous savez, les femmes, dans une grande partie de l’Afrique, ne connaissent pas leur pouvoir. Dites-moi, si demain, toutes ces femmes décident de rester 3 jours au lit, que se passerait-il ?

Ils reconnaissent que c’est foutu !

C’est la femme, en majorité, quel que soit son âge, qui va chercher l’eau, le bois de chauffe, qui va aux champs, qui prépare la cuisine, qui s’occupe des gosses. En clair, c’est la femme qui fait tout et l’homme qui gère (quoi ? on n’en sait rien, mais il gère).

Sur le site de l’éco-village, j’ai mis un peu la révolution. Il y a 3 femmes dans le groupe des 14 bénévoles. Lorsque les bidons sont vides, il faut aller chercher l’eau au lac, descendre et remonter avec le bidon de 20l et je sais que c’est pénible pour l’avoir fait. Lorsque les hommes ont fini l’eau pour humidifier la terre, ils demandent aux femmes qui sont en train de coudre les sacs, d’aller chercher de l’eau. Leur réponse a été « le muzungu (le blanc) va lui-même chercher l’eau, faites en autant. J’ai dit aux hommes que j’étais désolé d’avoir amené un peu de justice et d’équité dans ce groupe.

D’autres me posent la question de la dote en France. J’ai répondu que cette pratique est révolue  car la femme a compris qu’elle n’était pas une marchandise.

Exclamation générale ! Mais alors on peut prendre n’importe qu’elle femme chez vous ? Je précise que si les deux concernés sont d’accord pour faire vie commune, alors ils se mettent ensemble.

-          Ah bon, sans l’accord de la famille ?

-          Ce n’est pas la famille qui se marie mais le couple.

-          Ici c’est impensable !

J’ai demandé qu’est ce qui se passe si le couple ne veut plus vivre ensemble, est ce que l’homme peut accepter de laisser la femme partir ?

-          Ah non !

-          Je pense que c’est normal vu que vous l’avez acheté 3 ou 4 vaches, donc vous demandez un remboursement.

-          Oui ! si un autre homme la veut, il nous rembourse la dote.

Je constate que vous êtes tous dans la religion, mais dans tout ce que vous faites, il n’est jamais question d’amour. La femme est contente de savoir qu’elle représente 3 ou 4 vaches alors que dans les textes de vos religions il est dit que la vie n’a pas de prix. C’est en contradiction flagrante.

Vous me dites que vous ne pouvez pas rester plus d’une semaine sans femme ; précisez : sans une femme ou sans votre femme ?

-          Sans notre femme !

Donc ce n’est pas un problème physique, mais uniquement fonctionnel ; c’est en fait la Toyota qui vous manque, car sans elle vous êtes foutus !

Ils ont reconnu qu’effectivement c’est la vérité ; et j’ai noté qu’on ne parle toujours pas d’amour ; attendez-vous à ce que les femmes changent le monde et l’Afrique en particulier. Il faudra que les hommes le comprennent et que leur conscience s’ouvre, car c’est de l’avenir de vos enfants qui est en jeux.

Je sais que vous ne vous souciez pas de l’avenir de vos enfants car quand on se met à procréer des tribus de 10 à 12 gosses, le sens des responsabilités n’entre pas en jeu, mais toujours la nécessité.

Vous dites que les enfants sont votre « richesse », mais on ne sous-entend pas de l’avenir du pays, mais juste l’intérêt des individus.

Vous pensez qu’avec 12 gosses, il y en aura bien un qui pourra assurer votre vieillesse, car vous n’avez pas de sécurité sociale ni de retraite consistante. Comme vous avez des champs à cultiver, donc c’est une main d’œuvre gratuite.

Encore une fois, l’amour disparait au profit de l’intérêt.

Vous vous réfugiez derrière le verset biblique qui dit : « multipliez-vous » ; mais qui ne vous donne pas la recette pour nourrir, habiller, soigner, éduquer toute votre tribu.

Savez-vous que le mot progrès ne rime  pas avec coutumes et traditions. Il vous faudra choisir. Soit faire le ménage dans ce qui n’est plus d’actualité, soit s’y accrocher et alors ne plus parler de progrès.

Encore une fois ce choix vous appartient, on ne peut le faire à votre place.

On s’en doute que vous voulez le beurre et l’argent du beurre, pour conserver vos avantages, mais ce n’est pas comme ça que cela fonctionne.

Le contact avec les touristes vous fera comprendre certaines choses, notamment que les femmes que vous rencontrerez seront loin d’être soumises et encore moins des Toyota.

-          Si elles sont célibataires on pourra les marier ?

-          Uniquement si elles acceptent, sans contrainte. Mais il ne faut pas rêver quand même car ce n’est pas une Toyota esclave, mais une femme libre et indépendante, je ne pense pas qu’elle fasse l’affaire.

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Published by PUVM - dans Education
13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 08:10

L’enseignement au Sud Kivu

M. Bakenga Matabaro Dieudonné, Chef de Travaux et Directeur Général de l’Institut Supérieur Pédagogique de Walungu m’a réitéré,  par écrit, sa demande d’aide au niveau des enseignants volontaires susceptibles de venir renforcer l’éducation de ses étudiants.

 

Demande enseignants volontaires

 

Nous lui avions précisé que pour PUVM, l’éducation était la priorité N°1 en Afrique et à ce titre le DG aimerait que nous fassions tout notre possible pour trouver des enseignants volontaires afin de transmettre des savoirs et connaissances dans des domaines où les animateurs de ces cours font défaut, principalement comme il l’a précisé dans sa lettre, la branche Tourisme et Hôtellerie.

Nous tenons à mentionner que ces volontaires seront bénévoles car l’ISP n’a pas les moyens de prendre des salaires en charge. Mais nous avons été informés que le gite et le couvert seraient tout de même assurés par les soins.

Cette demande s’adresse à tout enseignant ayant les compétences requises dans les domaines cités, quel que soit son âge ou son sexe, pouvant assurer des cours sur plusieurs mois,  pour ne pas pénaliser les étudiants avec un séjour de trop courte durée.

L’Afrique étant ce qu’elle est, il vaudrait mieux être en parfait état de marche, sur le plan santé, ça éviterait d’avoir recours à l’infirmier du coin ;  au pire il y aura l’hôpital de Bukavu qui n’est qu’à 55km, de piste. La MONUSCO a établi un contingent renforcé à Walungu et ils doivent nécessairement avoir leur service médical que nous pourrions utiliser en cas d’urgence.

Pour ceux (celles) qui seraient intéressés (es) vous pouvez me contacter par mail à l’adresse indiquée sur le site : puvm.france@gmail.com  et je me ferais un plaisir de répondre à vos questions.


 

Toujours dans le domaine de l’éducation, Patrick qui est prof de chimie à l’ISP de Walungu est aussi prof au Collège d’Ibanda à Bukavu.

Ce bâtiment construit par les belges avant les années 50 est une solide structure de briques et de pierres avec de beaux restes.

 

1 Nom du Collège

 

2 Structure du bâtiment

Une partie de l'ensemble


Patrick m’a expliqué que du temps de la colonisation,  cet établissement était le plus important de la région ; tous les autres instituts venaient dans leur laboratoire pour les expériences pratiques, mais à l’heure actuelle leur labo n’existe plus. Il a donc voulu me faire visiter l’établissement, son labo chimie, celui de son collègue biologiste et ensuite il me présentera à leur Préfet.

Effectivement son labo n’a que le nom. Patrick m’a dit qu’il voulait se débarrasser de tous ces produits mais que les autorités ont prévenu que la procédure demandait à ce qu’on avertisse tel ministère et tel autre ministère, donc il valait  mieux ne pas bouger ; depuis l’indépendance, ça fait quelques années ; les pillages, lors de la prise de Bukavu (quelques années seulement) ont aussi laissé leurs empruntes.

 

3 Patrick prof de chimie dans son bureau

Patrick dans son bureau dépot

 

4 Etat des produits de son laboratoire

 

5 Intouchés depuis les belges

 

6 Flacons dégageant des odeurs et des gaz

Reliques de l'indépendance


Au bout de quelques minutes j’ai eu une irritation aux yeux et je lui ai dit qu’il y avait des émanations de gaz qui se dégageait de tous ces flacons et que c’était, d’une part, nocif pour la santé mais que d’autre part ça pouvait être dangereux. Il est bien placé pour savoir que le mélange de certaines substances peut produire des réactions explosives et avec des élèves dans la classe à coté, c’est prendre des risques inutiles.

Il m’a dit « j’en suis conscient mais je n’arrive pas à convaincre les autorités qu’elles doivent agir ».

-         J’ai ajouté que des apprentis terroristes peuvent s’en donner à cœur joie avec tous ces flacons,  c’est aussi à prendre en compte.


Dans la salle jouxtant son bureau, des élèves planchaient sur les derniers examens de l’année. Patrick m’a dit que c’était devenu une salle de classe mais qu’en fait c’est le labo chimie.

 

7 Salle du labo

 

8 Labo devenu une salle de classe

Restes du labo


Après cette visite, il m’entraina du côté de la biologie ; même constat de délabrement, de manque de matériel pour enseigner correctement.

 

Son collègue Luc m’a confirmé que leurs cours n’étaient que des cours théoriques et que les élèves ne pouvaient même pas passer à la pratique car les microscopes ne sont plus en état.

 

9 Labo de biologie

 

10 Il ne reste que des squelettes

Il reste des squelettes

 

11 Le chimiste et son collègue le biologiste

Photos du labo biologie


Ayant fait le tour des labos, Patrick et Luc m’ont conduit auprès du Préfet. Celui-ci m’a donné quelques chiffres : Les Bâtiments complets représentent la Maternelle,  les Primaires, les Secondaires ; il y a même un pensionnat dans le bas vers le lac ; celui-ci est vide par manque de moyen.

Je lui ai dit que la taille des pièces pouvait permettre de jouer au badminton sans problème et les joueurs seraient protégés du vent. Il va voir ce qu’il pourra faire dans ce sens pour la promotion de ce sport chez les filles.

Il a poursuivi en disant qu’ils ont approximativement dans les 5000 élèves, dont 2143 pour le Secondaire avec 41 classes. Aujourd’hui ils ont leurs examens de fin d’année ; le rattrapage sera vers le 20 juin.

 

12 Le Préfet de l'établissement secondaire

Le Préfet et Patrick

 

Le Préfet m’a demandé s’il serait possible de trouver de l’aide pour eux à l’extérieur. Ce bâtiment était appelé le collège royal car il dépendait directement du roi des belges.

A l’indépendance il est passé sous la tutelle de l’état et ne nous recevons pas les subsides nécessaires pour réhabiliter nos locaux et entretenir notre matériel. Plusieurs organes étatiques nous grignotent du terrain faisant partie du collège. Je me débats avec le HCR qui nous a spolié notre terrain de foot pour en faire un camp de transit pour les réfugiés candidats au retour au Rwanda.

 

13 camp de transit du HCR

Camp de transit HCR sur le terrain de foot


Comme d’habitude, les personnes que je rencontre mettent beaucoup d’espoir en PUVM, pour résoudre des problèmes qui bien souvent sont du ressort de l’état.

J’en profite toujours pour leur expliquer comment fonctionne notre société, que le flux a l’air d’aller du nord vers le sud, mais que c’est un leurre car en fait il va bien du sud au nord ; donc il y a une volonté de bloquer les systèmes, surtout scolaires, car une personne instruite est une personne qui finit par revendiquer et même se rebeller, ce que tous les gouvernements cherchent à éviter absolument.


Donc si parmi les lecteurs certains ont des idées sur la façon de venir en aide à ce collège, n’hésitez pas à  nous en faire part, merci d’avance.

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Published by PUVM - dans Education
3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 09:58

Le Directeur Général de l’ISP de Walungu, M.Bakinga Batabaro, m’avait demandé si je pouvais animer une conférence sur le tourisme et l’auto prise en charge par les populations rurales, ainsi que sur la santé par le sport et l’émancipation de la femme par le sport.

Nous nous sommes convenus pour la matinée du samedi 1-juin.

Le DG est passé nous prendre à 7.30 « précise » pour être à Walungu (45 km au sud de Bukavu) dans les 9.00.

Le bâtiment qui héberge l’ISP est l’ancienne résidence d’un colon belge. Le cadre est reposant et très ventilé.

 

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L'ISP de Walungu

 

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L'arrière de l'ISP

 

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Vue de l'ISP


L’ISP de Walungu a été créée il y a seulement 3 ans. Le DG m’expliquait qu’il était difficile de trouver des enseignants qui veulent se déplacer dans ce bourg qui compte dans les 50.000 hab. et c’est ce qui explique un peu le départ difficile de cet institut.

Comme le montre le communiqué d’invitation, plusieurs personnes ont été conviées, dans beaucoup de domaines : notabilités, différentes associations sportives et féminines…

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listes des invités

 

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L'assemblée de notables, associations et étudiants

 

Une cinquantaine de personne était en place un peu avant 10.00 et j’avais une heure pour présenter ces 2 exposés, car le DG devait partir pour Bukavu à 12.00.

 

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Le DG a fait un mot d’introduction en précisant que mon expérience en matière d’éco tourisme devait aider les étudiants du département tourisme de l’ISP à se projeter dans le futur.

Il en sera de même pour les étudiants qui ont choisi le sport comme spécialité, car notre orateur, va expliquer le lien entre l’éco tourisme et les villages de remise en forme, via la nutrition et l’exercice physique.

Cet exposé était en fait un cours car beaucoup de ces informations été ignorées des personnes présentes dans cette assemblée.

C’était pour moi une séance marathon car j’avais dans les 120 diapos à passer sur ces 2 sujets et à 11.10 j’avais terminé, ce qui avant 12.00, laissait la place à quelques questions.

 

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L’une de ces questions avait trait aux freins que l’on pouvait rencontrer dans le pays pour la mise en place d’un tourisme régulier. J’ai pris le guide « petit futé » dernière édition 2012 sur la RDC,  à la page Police, Armée, DGM (Immigration) et j’ai lu les commentaires, pas très élogieux sur les comportements de ses différents secteurs : « abus de pouvoir, extorsions de fonds, taxes débiles…. » sans parler de l’insécurité dans certaines parties de l’est de la RDC.

Je lui ai dit ceci répond à ta question. Comment veux-tu que les touristes veuillent venir visiter la RDC ? Votre pays a déjà une réputation lamentable à l’extérieur alors lorsqu’on lit ce genre de choses sur un guide touristique, penses-tu que cela va les encourager à venir ? Au niveau des visas, les accords passés via la CEPGL ne sont pas respectés par la RDC : à qui est ce que cela profite ? Aux voisins.


Si tu passes par un TO rwandais, tu payes un visa de transit de 35 ou 40$ pour venir visiter le parc de Kahuzi-Biega ; tu sais que tu ne seras pas importuné par les policiers ou autres car tu es pris en main par un TO étranger, alors pourquoi payer un visa de 85€ à l’ambassade de RDC. Quel est le bénéfice de la RDC ? rien !


Alors oui, il y a beaucoup de choses à améliorer pour que les touristes soient rassurés.

Le DG a demandé à ce que je précise le projet que nous allons créer à Cishugi ; qu’est-ce que cela impliquait pour la population rurale ?


J’ai précisé que j’étais venu en RDC avec des idées, que ces idées ont plu au Mwami de Kabare qui voulait voir des touristes dans sa Chefferie. L’objectif est d’expliquer aux populations qu’elles devaient cesser d’attendre que tout vienne de l’extérieur, mais qu’elles devaient comprendre qu’elles devaient se prendre en charge elles-mêmes si elles voulaient s’en sortir.

Il fallait fixer les touristes, au moins pour 4 à 5 jours dans ce pays.


On vous parle  de développement de l’Afrique, mais je peux vous garantir qu’il y a une réelle volonté de la part de l’occident de laisser l’Afrique au ras des pâquerettes. Même si des milliards et milliards sont investis, on sait que la grosse majorité de ces fonds reviendra par des moyens détournés dans les banques occidentales  et que ça ne profitera jamais à la population; c’est un leurre.

Vous voulez vous développer, faites le vous-mêmes ! Arrêtez d’attendre que d’autres le fassent à votre place.


Vous pouvez créer des villages d’écotouristes qui peuvent accueillir les touristes qui viennent pour la nature, les animaux, les randonnées…; vous pouvez monter des circuits dans votre zone ; le tout c’est de vous organiser ; le potentiel touristique est là, c’est juste une question d’initiatives et de volonté.

Si vous commencez par dire oui c’est vrai mais il nous manque l’argent : alors vous faites le jeu des occidentaux qui savent que vous ne bougerez pas tant que vous ne verrez pas la couleur des billets et vous n’êtes pas prêt de la voir.


Au sujet de l’émancipation des femmes par le sport, j’ai précisé que ça devait commencer à l’école en pratiquant des sports communs aux garçons et filles, comme le badminton ; ces activités vont leur redonner confiance en elles et montrer qu’elles peuvent se hisser au niveau des garçons.


Le représentant du Chef de la Chefferie était une femme, qui s'est exprimée dans un mot de cloture et qui a dit avoir pris note de ce que j’avais expliqué.

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La représentante de la Chefferie

 

Le Chef de Groupement a aussi dit son mot en demandant à ce que PUVM s'intéresse aussi à son groupement.

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Mot du Chef de Groupement


Avant le départ pour Bukavu, le DG m’a demandé si je ne pouvais pas trouver des enseignants volontaires qui accepteraient de venir à l’ISP de Walungu pour  renforcer les connaissances de ses étudiants.

Ma réponse était que je pouvais toujours voir sur le net via des sites d’anciens enseignants mais que ça serait bien qu’il me fasse une lettre « me demandant d’effectuer cette recherche en son nom en donnant des renseignements sur le niveau désiré, sur la durée du séjour, de préciser les domaines qui les intéresseraient et quels seraient les soutient financiers apportés par l’ISP, comme l’hébergement, la nourriture….. ».

 

Je lui ai promis de faire pour le mieux pour aider son ISP.

 

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Le Chef de Groupement, des membres de l'institut et papa Jef

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