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  • : PUVM
  • : Association à but humanitaire/développement en Afrique
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PRINCIPES DE VIE

AMOUR UNIVERSEL:

Aimer son prochain sans rien attendre en retour.

Sois comme :

- l’eau courante pour la générosité et l’assistance.

- le soleil pour l’affection et la miséricorde.

- la nuit pour la couverture des défauts d’autrui.
- la mort pour la colère et la nervosité.
- la terre pour la modestie et l’humilité.
- la mer pour la tolérance.

Parais tel que tu es ou bien sois tel que tu parais

        Rûmi 1207 – 1273. Toujours d’actualité

 

Ou si vous preferez :

"Aime ton prochain comme ton propre frere"

" Fais à autrui ce que tu aimerais que l’on te fasse"

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 11:18

 

Le projet de l’éco-village Kanyegero a déjà ses bases posées,  même si quelques temps encore sont nécessaires avant que ce village soit vraiment opérationnel.

 

Nous pouvons considérer maintenant que l’association PDIP doit assumer la finition, la mise en place de l’organisation, l’encadrement et la formation de l’équipe qui sera désignée pour le fonctionnement.

L’objectif de PUVM étant de leur mettre le pied à l’étrier,  pas d’agir à leur place.

 

Nous pensons donc qu’il faut passer à un autre projet,  dans un domaine différent mais beaucoup plus important,  l’éducation.

PUVM a toujours dit que l’éducation était une priorité en Afrique,  car rien ne peut se faire dans le domaine du développement sans campagne de sensibilisation de la population,  qui sera plus ou moins réceptive suivant son niveau d’éducation.

 

Nous sommes forcés de constater que dans les campagnes,  le niveau est assez bas. Ceci est dû à plusieurs facteurs.

 

1 Les enseignants ne veulent pas aller enseigner dans les campagnes, donc les établissements doivent se contenter des élèves finalistes de leurs établissements, qui acceptent de rentrer dans l’éducation nationale. Le résultat,  c’est que l’on se retrouve avec des enseignants qui en savent autant que les élèves.

 

2 Le système d’éducation est aussi à revoir. La méthode la plus utilisée dans les écoles primaires,  c’est le « par cœur »,  en chantant.

On n’amène pas les enfants à  réfléchir et à raisonner (c’est aussi une lacune en France),  ce qui donne ce genre de dialogue,  quasi quotidien,  avec les enfants du village :

 

-          Bonjour Didier !

-          Bonjour

-          Comment ça va ?

-          Ça va bien

-          Comment tu t’appelles ?

-          Je ne sais pas !

-          Fin de la discussion

 

Donc on en vient rapidement à se dire que pour que l’Afrique évolue,  il faut obligatoirement des enfants qui soient poussés,  dès la maternelle et le primaire à, faire fonctionner leurs neurones.

 

Qui va leur expliquer que l’intelligence d’un enfant se fait à 80% avant 6ans et avant 12ans les 20% restant.

En fin d’année scolaire,  les statistiques des résultats aux examens d’état ont été données à la radio,  par province. La Province du Maniema avait eu 500 candidats et seulement 7 ont obtenu leurs diplômes.

 

Le Maniema était au départ la Province ciblée par PUVM, car très enclavée,  peu peuplée, avec un réseau routier inter-Provinces en très mauvais état,  ce qui oblige les commerçants à utiliser l’avion,  d’où la cherté de la vie pour les denrées venant de l’extérieur. Même les échanges inter-localités sont pénalisés par le réseau routier défectueux.

 

En RDC,  la législation est assez flexible concernant les écoles privées,  ce qui nous permettra de faire un enseignement beaucoup plus adapté aux besoins du pays.

 

Nous avons abordé ce sujet avec l’association PDIP et avons proposé de monter une école pilote sur le principe de l’école Steiner- Waldorf ou Montessori. Une école qui s’adapte à l’enfant et pas l’enfant qui doit s’adapter à l’école. Tout le monde ici ignore ce genre de concept,  d’où l’appellation « d’école pilote ».

 

PDIP a dit qu’aucune autorité ne peut refuser ce genre de projet ; le problème,  c’est que ce n’est pas très porteur au niveau bailleurs et aide extérieures.

 

Nous avons donc pensé que nous pouvons associer ce projet avec un autre qui serait communautaire,  sur l’éco-tourisme,  mot magique, qui ouvre plus facilement les portes.

L’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) qui a en charge la gestion des parcs et réserves en RDC,  nous avait demandé de les aider à promouvoir la réserve de Luama, dont ¼ se trouve au sud Kivu et ¾ au sud Maniema.

 

En débattant avec PDIP, nous avons vu que plusieurs domaines sont concernés,  donc il serait préférable de parler d’un projet communautaire,  incluant tous les volets : Ecole pilote,  permaculture avec compostage, environnement et protection de la nature et éco-tourisme.

 

Ce projet devrait être situé dans les environs de la réserve Luama,  peut être dans le sud, près de Kabambare où se trouve un axe plus praticable.

En effet,  cette région est la plus déshérité du Maniema,  donc la population apprécierait que l’on s’intéresse à elle.

 

SKV et SMN Kabambare(800x600)

Photo Carte SMN

Seulement son éloignement et l’état du réseau routier font qu’une mission exploratoire demandera près d’une semaine,  dont 2 jours de piste à l’aller et autant au retour.

Cette zone ne disposant pas de transport en commun,  la location d’un 4x4 est obligatoire pour conserver une autonomie de déplacement.

 

D’après les estimations, le coût approche les 1500$,  incluses quand même les libéralités auprès des autorités locales, attentions qui font partie de la routine. Pour eux,  le fait que l’on veuille faire un projet communautaire est secondaire,  le primordial,  c’est que vous avez besoin de l’accord de ces mêmes autorités en place. Qui parle de corruption ? Ce n’est que la coutume,  de ne pas arriver les mains vides quand on sollicite une aide. Le problème c’est qu’ils pensent tous qu’ils sont importants et méritent des égards,  ce qui gonfle la facture.

 

Le but de cette mission exploratoire est de trouver l’emplacement idéal,  c’est-à-dire qui regroupe un maximum de paramètres indispensables :

-          Plein accord des autorités (provinciales et territoriales) et de la population locale.

-          Axe routier praticable permettant de joindre Kindu (Chef-lieu de la Province du Maniema) où se trouve le gouvernorat.

-          Près d’une rivière pour l’approvisionnement en eau. Si cascade il y a,  une petite centrale hydroélectrique peut être envisagée.

-          Réseau de télécommunication accessible,  téléphone et internet.

-          Pas trop éloigné de la réserve Luama pour justifier l’éco-tourisme.

Reste à définir quand cette mission pourra se faire ;  nous espérons dans le courant février.

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Published by PUVM - dans Projet Ecoles