Association à but humanitaire/développement en Afrique
Il y a une quinzaines d’années, j’ai connu Bukavu avec les collines pratiquement sans habitation. Aujourd’hui, c’est désastreux ; avec l’exode rural dû à l’insécurité, le nombre d’habitants a été multiplié par 2 ou 3 ; personne ne le sait car personne ne suit ces statistiques ; on annonce entre 800.000 et 1.000.000 d’habitants.
Ça donne une vision de fourmilière ; les gens ont acquis un morceau de terrain entre d’autres baraques en bois ou en tôle et ils se retrouvent les uns sur les autres. Il faut se faufiler entre les maisons pour atteindre celles situées plus haut.

Vue de Bukavu

Slalom entre les maisons
Comme ces constructions ont été faites dans l’anarchie la plus totale, sans plan d’urbanisation, personne n’a tenu compte du cheminement des eaux.
Tout le monde sait que les eaux bloquées se trouvent un chemin tout de même, mais ça ne se fait pas sans dégât.
Nous assistons donc régulièrement à des éboulements d’une partie de ces collines, qui entrainent avec eux des maisons, des chemins et finissent sur le toit des maisons plus bas.
Photos 3-7
Les chemins effondrés sont colmatés par des passages en planches, qui tiendront jusqu’au prochain éboulement.
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Mais malgré cette menace persistante, les familles qui logent sur ces collines disent qu’elles n’ont nulle part où aller, car c’est l’insécurité dans leur village.
Il faut dire que l’attrait de la ville joue un grand rôle ; même si leurs villages sont redevenus sécurisés, les jeunes surtout ne sont plus chaud pour retourner vivre en brousse ; la vie des champs est pénible et préfèrent vivoter et survivre en ville, dans des habitations à la limite des cassures de terrain. Des milliers de familles sont en sursis ; mais c’est leur choix.
Photos 9-11